La grande migrat ion
580x220cm
découpe plomb
2009

 
 
 
 
 

Les oiseaux de plomb

Le travail à partir de l’iconographie de l’oiseau fait suite à travers le temps aux mammifères marins de 1990.
Après le feu de l’atelier en 2001, j’ai refusé de travailler toute matière. Le choix de l’oeuvre photographique répondait entre autre à un besoin de distanciation avec tout ce qui avait été les outils de mon travail jusqu’au feu.

Pourtant, dans l’intimité de mon atelier je me suis surprise à me procurer à nouveau du plomb en 2006, en même temps que je préparais les photographies pour l’exposition Paysages en mouvement exposées en janvier 2007 à la galerie Turetsky.

Deux années se sont écoulées entre Le Carré fait en 2006 à l’atelier rue de la Muse et l’automne 2008 où est apparu le premier vol d’oiseau à l’intérieur de trois contours rectangulaires presque dessinés à même la paroi du mur.

C’est ainsi que deux dispositifs de mise en espace se sont imposés d’eux-mêmes.
D’une part l’utilisation de la forme géométrique simple qui contient l’émergence des oiseaux , et d’autre part une chorégraphie narrative pour les vols, migrations et autres mouvements de l’oiseau ou de l’être.

C’est devenu un flux continu d’oiseaux qui coulent, montent, descendent, volent, sortent de la matrice, s’envolent.
Parfois un cri, une mise à mort.
Mais la plupart du temps quelque chose qui se rapproche d’un désir viscéral de liberté voluptueuse.

Janvier 2010

Marie Frechette, Artiste quebequoise, vit et travaille à Genève et au Québec