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Roger
ACKLING
né à Isleworth, Londres en 1947 vit et travaille
en U.K.
L'art de Roger Ackling est né de l'amour pour les promenades; il
s'agit de cette admiration et ce respect pour la nature qui ont inspiré
les artistes, écrivains et poètes anglais durant des siècles.
Pour son travail Roger Ackling utilise des petits morceaux de bois qu'il
trouve durant ses nombreuses promenades et qu'il grave soigneusement avec
la chaleur des rayons de soleil concentrés au travers d'une loupe.
L'énergie naturelle du soleil, guidée par la main de Roger
Ackling, transforme graduellement l'expérience de l'artiste: la
marche, la contemplation et essentialement la sensation du monde naturel
aboutissent en des formes denses que sont ses sculptures.
Ayant reçu une formation d'artiste dans les années 60 et
70, son art a été influencé par les mouvements les
plus significatifs de cette période, le land art, le process art
et le minimalisme. Roger Ackling est de cette génération
d'artistes qui a lutté contre la tradition sculpturale anglaise
moderne, en essayant de remplacer l'importance de la forme abstraite et
monumentale avec une action ou une expérience méditative.
Contrairement à ses contemporains Richard Long et Hamish Fulton,
avec lesquels Roger Ackling fait occasionnellement des promenades, ce
n'est pas l'acte de marcher lui-même qui intéresse l'artiste
mais plutôt la récupération et la transformation d'un
objet trouvé en un équivalent visuel de l'expérience
contemplative de la nature. Tout comme un symbole tantra qui exalte l'énergie
intérieure, les sculptures de Roger Ackling captivent et soutiennent
le regard de l'observateur pour l'inviter ensuite à la méditation.
Roger
Ackling, born in 1947and work in Norfolk. He makes his intrincate objects
from pieces of wood found on beaches and river banks. Using a magnifying
glass he burns lines across the wood in a single sitting.
For the past thirty years I have made my work the same way, focusing the
suns light with a hand held lens on to wood or card. The apparent
simplicity of this activity has shown me not only the immense complexity
of the visual word but the inquestionable profundity of the inner.
Voewood, nov.2001
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