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Nouvel
espace PIECEUNIC
50 rue des Bains
1205
Genève
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 "ahmanmaa",
bois peint, 2005
Veikko
Hirvimäki fait partie des quelques artistes finlandais qui
ont dépassé les frontières de leur pays,
paradoxalement, son inspiration est restée très
liée à ses origines nordiques. Ce qui frappe d’emblée
dans le travail de Veikko Hirvimäki, c’est le côté
poétique et très personnel de son oeuvre. Ses sculptures
ont toujours une base concrète : panoplie de vieux outils
rudimentaires; épaves de bateaux; carcasse de maison, dont
il ne reste que l’essence même de la chose qui a existé
et qui se perpétue dans la mémoire, par cette trace
devenue abstraite et quasiment immatérielle.
Veikko Hirvimäki choisit avec beaucoup de soin le morceau
de bois qui a gardé de sa vie passée une certaine
densité, couleur et expérience. En effet, les compositions
en bois son très colorées naturellement, suivant
le type d’arbre et le vieillissement : elles vont du noir
mat à l’orange, en passant par tous les camaïeux
de gris et de bruns.
De l’ensemble des pièces se dégage une vie
intérieure intense qui est, comme la musique, faite de
nuances mélodiques et rythmiques. Il fait ressortir de
chacune d’entre elles l’usure des années, voire
des siècles et le renvoie ainsi au fond des temps.
Toutes ses petites sculptures ont cependant un aspect monumental.
Sans en avoir l’air, elles ont été l’objet
d’une grande attention et d’un long cheminement.
Le sculpteur tente de rétablir le dialogue entre la vérité
plus subjective des objets de l’enfance et la vérité
plus objective, plus proche de l’archétype. Un enfant
prend un morceau de bois et décide que c’est un bateau.
Le bout de bois est véritablement un bateau pour l’enfant.
Veikko Hirvimäki, lui, essaie de redonner cette foi enfantine
en réorientant l’imagination, lui permettant de ramener
à la surface des lambeaux de mémoire enfouis, tels
des objets archéologiques.
Ses sculptures présentent des aspects bruts et non finis,
qui sont comme des passages où l’imagination peut
s’engouffrer et commencer à voyager. Elles sont comme
des ombres qui laissent pressentir une réalité au-delà
de l’objet lui-même, dans la mémoire de chacun.
Françoise
Jaquetn
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A
partir du 5 novembre 2005, en dialogue avec la galerie s’ouvre un
nouvel espace PIECEUNIC au 50, rue des Bains 1205 Genève.
Un nouveau défi est de mise en gardant la même ligne, proposant
des échanges, des débats autour d’une œuvre.
Le but de la galerie n’étant pas de suivre une mode, mais
d’affirmer une certaine singularité dans les choix, dans
la recherche d’œuvres de qualité mais difficiles, tous
médiums confondus.
©Galerie
Rosa Turetsky 2002
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